Seul dansant dans le vent, seul causant peur aux hommes,
Seul regardant le temps, seul le skald se renomme.
Il reprend tout ses noms, lui qui était amour,
Il reprend tous ses noms, ermite pour toujours.

Il regarde le ciel et simplement sourit,
Il regarde le ciel et, heureux, reprend vie,
Il marche vers l’inconnu, il marche vers ses amis,
Il leur tend les bras, eux qui tuent la folie.

Soutenant son bâton, il danse parmi les flammes,
Chantant un autre son, il laisse vivre son âme.
Chanson d’un barde qui danse, elle parle d’inconnu,
De folie et de joie, mais toujours de vécu.

Il ne comprend les peur, il cherche le savoir,
Il ne comprend pourquoi elle refuse de la voir,
Mais deux vies se regardent, et deux vies se séparent,
Deux vies qui dans un monde, ne donne des rêves épares.

˝
Danse toujours et rêve, toi qui craint l’inconnu,
Mais ne craint un ami que tu n’a jamais vue.˝
Quelques paroles de vent qui se dispersent en vain,
Mais le barde, sourit, il l’a dit, est serin.

Reprenant son bâton il marche parmi les hommes,
Lui loup qui c’est fait barde, lui qu’on croit gentilhomme,
Lui qui dans les cheveux laisse le cuire et les âmes,
Lui qui marche en silence, et qui garde sa lame.

Il regarde le ciel de ses yeux eaux et bois,
Il sourit dans le vent, et pleur une dernière fois,
Pleur sa solitude qu’il a enfin trouvé,
Pleur comme un enfant une amie retrouvé.

Puis pour son grand bonheur il écoute le silence,
Celui qui tient son cœur et se brise de patience,
Celui de sa douleur pour le moment tari,
Et le chant de ses rêves, toujours il sourit.