Un petit poème écrit pour l'enterrement de ma grand mère.

Mort : belle, douce et éternelle amante,
Celle qui vous prend enfin dans ses bras, patiente,
Pour garder son étreinte, on en oublie le monde,
On oublie la vie pour d’éternelles secondes.

Toi qui connais la paix, toi qui connais le rêve,
Toi qui nous as quittés, toi qui connais la trêve,
De trop longues secondes t’ont éloignée de nous
Mais les rêves continuent, pour toi, pour eux, pour nous.

Ton sable s’est arrêté, pour nous il bat le temps
Ton air n’existe plus mais moi, j’écoute le vent,
Le vent qui chante les morts, et murmure dans les arbres,
Le vent qui chante ton sort et caresse le marbre,

Il me parle du monde qui continue et vit,
Il me parle d’une vie, d’un rêve, et il sourit,
Des pas se font entendre, futurs ou bien passés ?
Marche de tristesse, pour reprendre, avancer.