Pleine lune


Cercle de rêve qui regarde les hommes,
Calme blanc qui toute étoile gomme,
Lune complète qu’on observe et qu’on rêve,
Parle au monde, au vent, à ta sève.

L’homme l’observe percé la noirceur,
Le loup, lui, lui hurle sa douleur.
Mais aucun vent ne porte les cris du cœur,
Aucun vent ne porte vers lui le bonheur.

Seul il regarde la montagne et écoute le vent,
Le vent qui ne lui porte rien, simplement bas le temps.
Il est calme, mais au fond il en souffre,
Il sourit, mais attend qu’en lui, revienne le souffle.

Un souffle qu’il a perdu depuis qu’il ne l’entend,
Un cœur qu’il a brulé à n’approcher ce sang.
Mais il regarde le monde et il espère encore,
Sourire à un rêve ou s’approcher du corps.

Ne pas le toucher juste le regardé, une vie,
Restez la et sourire à coté d’une amie.
Pourquoi lui refuse-t-on de voir celle dont il rêve,
Il a promis tant de fois de respecté la trêve.

Transformé le regarde de l’amant en celui de l’ami,
Changé de rêve, à la trêve soumit,
Devenir compagnons pour ne plus lui faire peur,
Devenir un ami, et faire taire son cœur.

Le loup regard la lune et ses deux yeux sont clos,
Mais ses demandes, en lui, peignent d’immenses tableaux.
Le loup hurle à la lune et ses lèvres se taisent,
Mais en son cœur reste, l’eternel malaise.
Le loup écoute la lune qui ne répond un vœu,
Mais il espère que demain il ouvrira les yeux.